Mille fois j’ai voulu écrire ces mots. Mille fois ma plume a tremblé de ne point être à la hauteur, de ne trouver ni l’émotion, ni le temps, ni la concentration, pour vous aligner ces lignes. Mille fois je me suis endormie en me reprochant de patienter encore à vous exprimer ma plus sincère admiration…
Je vous ai découvert grâce à votre fils que je lis régulièrement et avec qui je converse parfois. L’Art Niak m’est un refuge bien doux où je trouve souvent quelques textes pour charmer mes yeux et apaiser mon âme. Et c’est ainsi qu’au hasard d’une de mes errance, je vous ai trouvée.
L’histoire s’appelait “Les oiseaux migrateurs”. Au début, le style m’a quelque peu interpellée car j’y discernais une fibre que je ne connaissais point à votre fils. De là, intriguée, je l’ai dévoré, tourmentée d’une étrange fascination. Et plus je m’avançais au gré des lignes, plus je m’y sentais glisser sous tant de légèreté et de douceur. L’évocation de cette liberté si fragile, cet envol promis, cette incitation au voyage… Tout cela balayait l’étrangeté du texte qui, je le réalisais, ne pouvait être de sa main, et je continuais, émerveillée. Jusqu’à souffrir de la chute, déchiffrer la dernière ligne, et sourire en apercevant votre nom.
Phuong Coulot.
Je vous ai donc suivie ici, par le miracle de l’Internet, et j’y ai découvert un personnage qui m’a immédiatement plu. Oh, je ne prétends guère vous connaître, l’intérêt n’est pas là, mais… Vos mots, madame, vos mots… Eux se sont nichés dans un coin de mon âme et y ont déposé des perles de lumière.
Votre autoportrait dans le miroir qui se décline en délicatesse. Votre visage en musique, au gré d’une mélodie qui m’a saisi le coeur. Amusement devant un Fantominus qui aurait pu bercer mon enfance. Fragilité d’une Tour teintée de mystères et de chaleur. Et cette jeune fille, Julie… Histoire entre rêves, hallucinations, et folies… Mais que demander de plus?
Et surtout, ce poème…
Deux lignes. Uniquement deux ridicules petites lignes sur un écran. Deux lignes qui ont transpercé mon coeur avec la violence de la foudre et la beauté de l’art.
J’y vois une image. J’imagine cette autre, un peu perdue à sa fenêtre et qu’un rayon de soleil bien pâle, éclaire délicatement. Je discerne ses mains déliées, l’aiguille d’acier, la broderie qui se dessine peu à peu. J’y devine l’histoire d’une vie, l’histoire d’un peuple tout entier. Cataclysmes et victoires qui se succèdent au rythme impétueux des saisons. J’y comprends aussi la sensibilité timide de cette jeune fille aux longs cheveux, plongée dans son travail. Ses joies et ses peines qui modulent son oeuvre comme autant de lucioles dans le ciel d’été.
Parfois, elle lève ses grands yeux innocents vers la lumière et alors, je l’assimile à cette déesse qui tisse en musique la brièveté de nos jours…
Puis aussi vite, elle en revient à son ouvrage et elle retrouve son visage d’humaine à l’histoire capricieuse.
Et ses mains qui dansent avec les fils au gré de nos existences…
Comme un tableau qui s’accroche à mes pensées. Beauté, douceur et perfection réunis en si peu de mots.
Emotion.
Art…
Vous aurez dès lors compris, madame, mon admiration profonde pour votre écriture et votre aptitude à mêler si aisément la fragilité à la réflexion, sans jamais vous perdre dans un style trop lourd.
Aussi, avec l’espoir secret que mes mots, à leur tour, sauront toucher votre coeur pour le réchauffer en ces temps difficiles, permettez-moi de terminer ici ce message dont j’ai tant rêvé.
Et de vous supplier d’écrire encore…
Faîtes-nous rêver toujours de ces lointains horizons…
En vous souhaitant, madame, la plus douce vie,
Et avec ma très sincère affection,
Une lectrice de l’ombre
Bonsoir madame,
Mille fois j’ai voulu écrire ces mots. Mille fois ma plume a tremblé de ne point être à la hauteur, de ne trouver ni l’émotion, ni le temps, ni la concentration, pour vous aligner ces lignes. Mille fois je me suis endormie en me reprochant de patienter encore à vous exprimer ma plus sincère admiration…
Je vous ai découvert grâce à votre fils que je lis régulièrement et avec qui je converse parfois. L’Art Niak m’est un refuge bien doux où je trouve souvent quelques textes pour charmer mes yeux et apaiser mon âme. Et c’est ainsi qu’au hasard d’une de mes errance, je vous ai trouvée.
L’histoire s’appelait “Les oiseaux migrateurs”. Au début, le style m’a quelque peu interpellée car j’y discernais une fibre que je ne connaissais point à votre fils. De là, intriguée, je l’ai dévoré, tourmentée d’une étrange fascination. Et plus je m’avançais au gré des lignes, plus je m’y sentais glisser sous tant de légèreté et de douceur. L’évocation de cette liberté si fragile, cet envol promis, cette incitation au voyage… Tout cela balayait l’étrangeté du texte qui, je le réalisais, ne pouvait être de sa main, et je continuais, émerveillée. Jusqu’à souffrir de la chute, déchiffrer la dernière ligne, et sourire en apercevant votre nom.
Phuong Coulot.
Je vous ai donc suivie ici, par le miracle de l’Internet, et j’y ai découvert un personnage qui m’a immédiatement plu. Oh, je ne prétends guère vous connaître, l’intérêt n’est pas là, mais… Vos mots, madame, vos mots… Eux se sont nichés dans un coin de mon âme et y ont déposé des perles de lumière.
Votre autoportrait dans le miroir qui se décline en délicatesse. Votre visage en musique, au gré d’une mélodie qui m’a saisi le coeur. Amusement devant un Fantominus qui aurait pu bercer mon enfance. Fragilité d’une Tour teintée de mystères et de chaleur. Et cette jeune fille, Julie… Histoire entre rêves, hallucinations, et folies… Mais que demander de plus?
Et surtout, ce poème…
Deux lignes. Uniquement deux ridicules petites lignes sur un écran. Deux lignes qui ont transpercé mon coeur avec la violence de la foudre et la beauté de l’art.
J’y vois une image. J’imagine cette autre, un peu perdue à sa fenêtre et qu’un rayon de soleil bien pâle, éclaire délicatement. Je discerne ses mains déliées, l’aiguille d’acier, la broderie qui se dessine peu à peu. J’y devine l’histoire d’une vie, l’histoire d’un peuple tout entier. Cataclysmes et victoires qui se succèdent au rythme impétueux des saisons. J’y comprends aussi la sensibilité timide de cette jeune fille aux longs cheveux, plongée dans son travail. Ses joies et ses peines qui modulent son oeuvre comme autant de lucioles dans le ciel d’été.
Parfois, elle lève ses grands yeux innocents vers la lumière et alors, je l’assimile à cette déesse qui tisse en musique la brièveté de nos jours…
Puis aussi vite, elle en revient à son ouvrage et elle retrouve son visage d’humaine à l’histoire capricieuse.
Et ses mains qui dansent avec les fils au gré de nos existences…
Comme un tableau qui s’accroche à mes pensées. Beauté, douceur et perfection réunis en si peu de mots.
Emotion.
Art…
Vous aurez dès lors compris, madame, mon admiration profonde pour votre écriture et votre aptitude à mêler si aisément la fragilité à la réflexion, sans jamais vous perdre dans un style trop lourd.
Aussi, avec l’espoir secret que mes mots, à leur tour, sauront toucher votre coeur pour le réchauffer en ces temps difficiles, permettez-moi de terminer ici ce message dont j’ai tant rêvé.
Et de vous supplier d’écrire encore…
Faîtes-nous rêver toujours de ces lointains horizons…
En vous souhaitant, madame, la plus douce vie,
Et avec ma très sincère affection,
Une lectrice de l’ombre